15/08/2013

Pink Flamingo - Paris (19è)

Le Pink Flamingo est une "chaîne artisanale" de 7 pizzéria dont 4 situées à Paris qui propose des pizzas qui sortent de l'ordinaire des classiques margherita, regina, caprese, ou autres quatro stagioni. J'en ai découvert l'existence il y a déjà quelques années via un article dans le journal. Depuis lors, il était évident que rien que pour cela, je finirais pas retourner à Paris.

Ce samedi 20 juillet, c'est la que nous sommes allés manger lors du premier soir de notre week-end à Paris. Et je dois dire que nous n'avons pas été déçu. Notre seule déception ayant été de ne pas pouvoir gouter toutes les pizzas qui nous intéressaient.

Article 307 - Pizza Pink Flamingo.JPG

Nous avons choisi pour notre fille la Dante (tomates romaines finement coupées, mozzarella et basilic frais), leur margherita à eux, parait-il très appréciées des enfants, pour laquelle nous avons demandé un supplément de jambon... qu'elle n'a malheureusement pas apprécié car il s'agissait de jambon fumé.
Personnellement, j'ai choisi l'Ho Chi Minh (poulet et gambas "sauce curry vert" et lait de coco, citronnelle, coriandre fraîche et cacahouètes pilées) tandis que Maud choisissait l'Almodovar ("pizza paëlla" au poulet, gambas, chorizo et petits pois sur crème de tomates safranées).

Mais j'aurais tout aussi bien pu choisir la Che (porc cuisiné "façon cubaine" (mariné 24h dans de l'ail, citron vert, oignons nouveaux et coriandre) avec ses bananes plantains  frites) ou la Macias (poulet cuisiné "façon tajine" (oignons, gingembre, coriandre et canelle) au citron confit, olives vertes et olives violettes), voire dans une moindre mesure la Obama (bacon grillé, chutney d'ananas) ou la Poulidor (magrets de canard coupés en fines tranches, lamelles de pommes, fromage de chèvre), autant de pizza qui me tentaient tandis que Maud avait également hésité entre la Macias et l'Ho chi Minh.

Il est clair que nous reviendrons à Paris et il est tout aussi évident que notre périple nous ramènera au Pink Flamingo.

19:23 Écrit par slumle dans Vie perso - Resto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pink flamingo, pizzeria |  Facebook |

04/02/2009

Régime militaire ou comment prendre 5 kilos en s'alimentant mal

Comme je l'ai évoqué dans mon article précédant, j'ai été incorporé à l'armée à 20 ans le 01 avril 1982 pour effectuer mon service militaire. 8 mois plus tard (car j'avais fait le choix de faire mon service en Allemagne plutot qu'en Belgique, histoire de gagner 2 mois), j'étais démobilisé en ayant pris 5 kilos malgré le sport et les exercices supplémentaires.

Tout avait pourtant bien commencé pendant mon mois de formation à Braaschaat, près d'Anvers. Le mess proposait chaque jour 2 nouveaux plats d'excellente qualité. En plus, nous avions souvent le choix d'un troisième plat, l'un des deux servis la veille. Nous nous réjouissions de l'heure du repas et nous savions que nous étions gâtés et que toutes les casernes ne bénéficiaient pas d'un tel service.

Effectivement, quelques semaines plus tard, une fois arrivé dans notre casernement définitif à Werl un petit village près de Dortmund, nous allions vite déchanter et regretter la cuisine anversoise.

Non seulement nous n'avions pas de choix de plat, tant pis si nous n'aimions pas le plat du jour, mais en plus à part l'une ou l'autre exception comme les saucisses, les plats étaient infects. Je me rappelle particulièrement des pommes de terre qui étaient en fait une masse lourde et gluante. Lorsque nous tendions notre plateau pour recevoir une louche de patates, le serveur donnait une forte impulsion sur le plateau pour que les patates se décollent de sa louche et même préparés, nous ne pouvions empêcher notre plateau de descendre de 10 ou 20 centimètres.

Comme nous formions un excellent groupe de 7 ou 8, pour compenser ces repas infects, chaque samedi passés sur place, nous allions au restaurant. A l'exception d'une fois ou deux dans un restaurant slave, nous sommes toujours allé dans la même pizzeria pour se manger une pizza. Parfois, nous prenions même une entrée: une lasagne ou un autre plat aussi bourratif.
Sur les 7 mois passés sur place, nous avons ainsi eu l'occasion de faire 2 ou 3 fois le tour de la carte des pizzas. Nous étions à ce point des habitués que lorsque le chef a concocté une nouvelle carte, il nous a demandé de vérifier sa traduction en français. Un grand moment de rigolade car la traduction initiale qu'il en avait faite était du grand n'importe quoi avec parfois des descriptions que l'on ne comprenait même pas. Nous lui demandions alors de décrire la recette pour deviner quel état le nom du plat en français et traduire sa description.

Il y avait également sur la base un restaurant self-service réservé aux militaires de carrière. Toutefois pour une modique somme, nous, miliciens, pouvions y aller. C'est ce que nous faisions les jours ou c'étaient les plus infects des plats qui étaient servis.

En plus, à l'issue de chaque permission (toutes les 3 semaines environ), chacun, nous revenions avec un stock de boîtes de conserve pour compenser (saucisses zwan, maquereaux, ...). Moi, en plus des autres, j'avais un sérieux bonus: pour chacun de mes départs ma marraine Juju me préparait une grande boîte de galettes.

C'est toute cette mauvaise alimentation qui m'a donc amené à prendre 4 ou 5 kilos durant mes 8 mois de service.