24/02/2009

Ma nouvelle voiture

Dans un article précédant sur les voitures que j'ai eues, j'en étais resté à mon accident avec ma Toyota Corolla survenu le mercredi 19 novembre et à ma visite faite, deux jours plus tard, chez mon ancien garagiste avec ma voiture accidentée.

Comme il n'était pas présent, son fils, qui travaille avec lui, m'avait dit de la laisser et que lundi, il la montrerait à son carrossier pour effectuer le devis. Mais tout comme moi, il se doutait qu'il y en avait au moins pour 2 ou 3 milles euros.

En discutant avec lui, je lui expliquais que je pourrais éventuellement choisir de ne pas faire réparer et d'acheter une nouvelle. Il me parla de la 308 qu'il possédait depuis 2 mois et qu'il comptait vendre, une fois qu'elle aurait 6 mois, en tant que voiture de direction. N'étant pas pressé puisque pouvant utiliser la voiture de ma femme, je me montrais intéressé par cette option qui n'était pas sans rappeler l'achat de ma Honda Civic. D'autant que le contexte financier, sans être le même, me poussait à ne pas mettre trop d'argent dans l'achat d'un nouveau véhicule qui n'était pas prévu avant au moins 2 ans.

En continuant la discussion, je lui expliquais aussi que, si je devais changer de véhicule, j'envisageais l'achat d'un break ou d'éventuellement un monospace (d'occasion vu les prix). Entretemps son père était arrivé et, en entendant ce que je recherchais, me proposait le nouveau Peugeot Partner qui, pour un prix raisonnable, alliait l'avantage de la beauté, du côté pratique et du volume que je recherchais.
A ma réaction négative car, pour moi, le Partner est plus un véhicule utilitaire, une camionnette pas très jolie, il me dit que le nouveau, le Tepee, n'avait plus rien à voir avec l'ancien et qu'il était devenu un véhicule familial proche du monospace.
Ne disposant pas dans son showroom de ce véhicule, il me le montra sur catalogue. Effectivement, en photo, il avait l'air d'avoir de belles lignes. Mon garagiste me donna aussi les catalogues de la 308 et des breaks 307 et 308.

Pendant le week-end, je les consultais et éliminais finalement très vite la 308 car lors des dernières vacances en Bretagne, on avait été un peu à l'étroit avec la Toyota qui est un peu du même gabarit. J'éliminais aussi le break 307 car plus petit que le 308.

Les 2 véhicules encore en compétition étaient donc le break 308 et le Partner Tepee, l'option réparation de la Toyota ayant été abandonnée dès lundi soir lorsque j'appris le montant du devis.

En effet, la voiture était plus abîmée que prévu. En plus des dégats que j'avais constaté aux 2 pares-chocs, ceux constatés à l'arrière gauche et au capot par les collègues et ceux de l'aile avant gauche déjà signalés par mon garagiste, ce dernier me montra que ce n'était pas le capot qui avait bougé mais tout l'avant de la voiture qui s'était croqué légèrement vers la droite. Il me parla aussi des plaques de protection sous la voiture qui étaient également à remplacer.
Cela représentait un montant de l'ordre de 3500 à 3800 euros. Sachant que la valeur résiduelle de la voiture non accidentée était de l'ordre de 7000 à 7500 euros, qu'elle avait 4 ans et demi et presque 150000 km et que j'allais devoir bientôt remplacer l'embrayage, donc que des gros frais allaient commencer à arriver, je n'avais pas envie de débourser une telle somme juste pour remettre la voiture en état.
Je l'aurais probablement fait si elle était toujours sous omnium mais je l'avais stoppée 6 mois plus tot lorsqu'elle avait eu 4 ans, comme pour toutes mes voitures à cet âge.

J'ai donc demandé de pouvoir voir les 2 véhicules pour lesquels j'hésitais. Comme il n'en avait pas de stock, il m'a emmené chez son concessionnaire ou j'ai pu découvrir en vrai le Partner Tepee. Maud, ma femme, a tout de suite été conquise par sa ligne extérieur et par son intérieur. Moi, j'ai du admettre que le Tepee n'était en rien comparable avec le Partner original tout en restant malgré tout encore un peu hésitant concernant sa ligne extérieure. Par contre, j'ai tout de suite apprécié son intérieur très fonctionnel et pratique prouvant qu'il était bien devenu un véhicule familial et plus un utilitaire.
La preuve avec ces quelques exemples: le  rétroviseur intérieur supplémentaire pour avoir un oeil sur les enfants à l'arrière, les stores de protection du soleil intégrés dans les vitres arrières ou encore les tablettes (comme dans un avion) intégrée dans les dossiers des sièges avant. Sans parler de différents rangements plus ou moins ingénieux.

Mon choix commençait à pencher pour le Partner Tepee grace à son intérieur et à son prix, moindre que pour le break (de l'ordre de 3000 euros), même si je restais encore un peu hésitant vis à vis de sa ligne extérieure, certes très jolie pour un tel véhicule.

Un autre élément me faisait encore hésiter, son comportement routier. Etait-il équivalent à une voiture ou plus proche de la camionnette m'enlevant ainsi du plaisir de conduite ?
Pour me décider, et ce pour la première fois avant d'acheter un véhicule, je demandais à faire un test de conduite.

Comme le véhicule vu chez le concessionnaire, était destiné à mon garagiste, je pus faire le test qui acheva de me convaincre. L'autre intérêt du test était de voir si je pouvais fermer la porte de mon garage une fois la voiture rentrée. J'avais des doutes vu que ma porte est oscillo-battante et se rabat partiellement dans le garage alors que le Partner Tepee est presque aussi grand que moi avec ses 186 centimètres.

Le modèle testé, l'Outdoor, correspondait en tous points à celui que j'avais choisi dans le catalogue, y compris en ce qui concerne la couleur, excepté le fait qu'il avait la climatisation manuelle alors que je préfère l'automatique, comme sur ma Toyota, car plus facile à régler.
Comme je l'ai déjà dit, je n'étais pas pressé vu que je pouvais utiliser le véhicule de ma femme. Je choisissais donc de passer commande, malgré les 3 mois de délais de livraison. Cela me permettait d'ajouter comme option, outre la climatisation automatique, les rétroviseurs rabattables électriquement pour faciliter mon entrée dans le garage et l'ESP (contrôle dynamique de stabilité), un système d'aide à la tenue de route, histoire de peut-être une prochaine fois réussir à récuperer le contrôle du véhicule sans l'abîmer.

Dans mon précédant article j'expliquais que pour chaque véhicule, il y avait des nouveautés.
Pour celui-ci, ce sera l'acquisition de mon premier monospace, de mon premier système ESP, de ma première aide au stationnement (les capteurs dans le pare-choc arrière qui indiquent s'il y a des obstacles proches), et, petits détails, de mon premier auto-radio mp3 ainsi que de ma première climatisation automatique bizone (ainsi, en été, je pourrais faire descendre la température un peu plus bas pour moi que pour ma femme qui préfère toujours quelques degrés de plus).
Ce sera aussi la première fois que je reprend une marque déjà utilisée puisqu'après Ford, Peugeot, Honda, Citroen et Toyota, j'achète pour la seconde fois une Peugeot. Pareil pour le choix de la couleur, ainsi, après le rouge de l'Escort, le blanc de la 205, le gris foncé de la Civic, le vert foncé de la Xsara et le bleu de la Corolla, je continue avec le bleu.

Pour l'anecdote, j'indiquerais qu'étant jeune, je n'aurais acheté que des rouges, la première occasion est donc bien tombée. Au moment d'acheter la Lacoste, j'avais aussi le choix avec une 205 d'un très beau rouge mais j'avais finalement choisi la Lacoste pour les raisons évoquées dans le précédant article. Ensuite vint une autre occasion, la Honda pour laquelle je n'ai donc pas eu le choix de la couleur. C'est à ce moment que j'ai pris la décision de changer aussi de couleur pour chaque véhicule.

Cette fois, par contre, il ne m'était plus possible de le faire vu que j'avais déjà eu chacune des couleurs proposées pour le Partner Tepee à l'exception du noir qui ne me disait rien car bien trop salissant et de la couleur champagne qui est celle de la voiture de ma femme. Comme le bleu est ma couleur préférée, que de toute manière j'achetais un véhicule d'une marque que j'avais déjà possédée, et que le bleu proposé pour le Tepee me plaisait beaucoup, j'optais donc pour cette couleur.
... et puis on pourra toujours dire que la précédante était bleue foncée et celle-ci bleue claire et qu'il s'agit donc de 2 couleurs différentes.

Enfin, pour en terminer avec les comparaisons, je perd pour la première fois des options (si on excepte la perte du toit ouvrant mais justifiée par l'arrivée de la climatisation) et de la puissance moteur.
Au niveau des options, il s'agit du gps, ce qui n'est pas bien grave car j'en achèterais un portable et des jantes alu que je n'ai pas fait installé pour raison budgétaire, parce qu'elles ont tendance à s'abîmer vite en hiver, et aussi parce que, d'une part, si elles apportent un plus esthétique sur une voiture, cela est moins important à mes yeux sur un monospace, et que d'autre part les enjoliveurs d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec ceux d'il y a 16 ans (époque de mes derniers) et ressemble maintenant, d'un point de vue visuel, aux jantes alu.
Du côté du moteur après être passé successivement de 45 à 60, 90, 110 et enfin 116 chevaux pour ma dernière voiture, je retombe à 90 chevaux ce qui ne devrait pas trop me perturber puisque d'une part avec l'âge on s'assagit et on a moins envie de rouler vite et que d'autre part cela fait maintenant 2 mois et demi que je roule avec la petite voiture de ma femme qui ne développe que 75 chevaux sans que cela me perturbe plus que cela. Je vais donc même récupérer de la puissance.
J'aurais d'ailleurs pu choisir le moteur 110 chevaux pour en perdre un minimum mais de nouveau l'élément prix (que ce soit le supplément à l'achat ou le supplément au niveau des taxes et assurances) a été prépondérant.

Et voila comment le Peugeot Tepee devient ma 6è voiture en 26 ans.

Article 75 - Ma nouvelle voiture 1

Article 75 - Ma nouvelle voiture 2

Date d'achat          : 17-02-2009
Prix d'achat           : 18668.63 euros (soit 753091 bef) en ce compris 4 options: l'ESP, les rétroviseurs rabattables électriques, la climatisation automatique (plutot que manuelle) et la peinture métallisée.
Revente ancienne  : 3200 euros (soit 129088 bef)

Cylindrée               : 1560 cc
Puissance              : 90 chevaux
Kilométrage achat  : neuve

11/02/2009

Les voitures que j'ai eues (et leurs petites anecdotes)

Après mon service militaire, j'ai acheté ma première voiture. Cela faisait quelques mois que je demandais au garagiste de mon père, chez qui il était client depuis ses débuts, de me trouver une bonne occasion. La première intéressante qu'il me proposait était une Ford Escort rouge de 3 ans et 30000 km.

Article 72 - 1 - Ford Escort
Photo d'illustration... la mienne était rouge et évidemment avec conduite à gauche !
Date d'achat          : 21-12-1982
Prix d'achat           : 105000 bef (soit 2602.88 euros)

Cylindrée               : 1100 cc
Puissance              : 45 chevaux
Kilométrage achat  : 30000 km
Kilométrage revente: 80000 km
Durée de vie          : 3 ans

C'était en décembre 1982, juste après ma démobilisation, alors que j'avais repris le travail depuis un mois. Comme j'en avais marre d'aller travailler en train à cause, notamment, des retards de la SNCB, j'ai accepté.

Elle a le mérite d'avoir été ma première voiture car tout de suite, j'ai constaté des problèmes de reprise dans les côtes. Or, il y en avait une importante sur mon trajet pour aller travailler et une autre au retour. Il m'a fallu du temps pour convaincre mon père d'abord, mon garagiste ensuite que le problème venait de la voiture et pas de moi. Etant donné que ma voiture était un 1100 de probablement 45 chevaux et que le garagiste ne se rendait sans doute pas compte de l'importance de la côte, il mettait cela sur le compte du petit jeune qui voulait rouler vite avec une "petite" voiture pas prévue pour.
J'ai rapidement pu convaincre mon père en lui faisant une démonstration sur le terrain et il a finalement convaincu notre garagiste qu'il devait y avoir un problème. Ce dernier le constata lorsqu'il fit un test avec la voiture dans une côte bien pentue non loin de son garage. En démontant le moteur, il finit par constater que 2 des 4 pistons (ou cylindres ? en tout cas quelque chose comme cela car je n'y connais rien en mécanique) étaient félés. Comme le problème existait déjà à l'achat, il a fait la réparation en ne facturant que les pièces et dès que j'ai récupéré la voiture, j'ai constaté qu'elle montait enfin la côte sans difficulté.

Entretemps, j'avais déjà eu droit à un double baptême.
Le premier, à la fin de ma première semaine de travail en voiture, lorsque je me suis fais arrêter par un contrôle de police ... parce que j'avais un phare qui ne fonctionnait pas. Constatant que je venais d'acheter la voiture, les policiers se sont contentés de me dresser un PVA (procès verbal d'avertissement), à charge pour moi d'aller présenter la voiture le lendemain au bureau de police de ma ville pour montrer que j'avais remplacé l'ampoule.
3 semaines plus tard, alors que je me rendais à Forest-National pour acheter des tickets, je me faisais emboutir par l'arrière. Je n'étais pas en tort même si mon inexpérience était la cause de l'accident: je suivais de près une voiture qui marquait son intention de tourner. Elle a commencé sa manoeuvre avant de s'immobiliser pour laisser passer 2 personnes qui traversaient, dans un passage clouté, la rue dans laquelle elle voulait s'engager. N'ayant pas anticipé cette possibilité et étant surpris, j'ai écrasé le frein. J'ai glissé sur les rails du tram rendus glissants par la pluie et me suis arrêté à temps. Ce ne fut pas le cas du véhicule qui me suivait. Bilan, un parechoc arraché et l'aile arrière gauche à remplacer. Un policier, témoin de l'accident, vint nous proposer de remplir un constat à l'amiable mais m'indiqua qu'en cas de problème, il restait dans les parages et pourrait intervenir car j'étais dans mon droit. Le conducteur adverse indiqua dans le constat qu'il estimait que le responsable de l'accident était le conducteur qui avait subitement marqué l'arrêt. Cela se termina au tribunal ou j'obtins gain de cause.

A côté de ces 2 baptêmes, la conduite de cette voiture, associée à mon inexpérience au volant, me causa quelques frayeurs.
Durant la première année, le problème moteur me causa un gros moment de panique dans la fameuse côte qui lui posait problème mais au cours du trajet retour. J'étais donc en descente et pour économiser l'essence, je la descendais au point mort. Un jour, alors que je prenais de la vitesse, comme d'habitude, j'ai voulu freiner et j'ai constaté que les freins ne répondaient plus. J'aurais pu maitriser le véhicule malgré la vitesse qui augmentait (j'étais à 90 km/h) et ralentir par le biais de la côte qui suivait. Le problème était qu'au pied, il y avait une route et je n'étais pas prioritaire !
J'ai donc tiré avec force le frein à main, ce qui a eu pour seul effet de produire beaucoup de fumée, avant de me rendre compte que le moteur avait calé. Le temps de remettre le contact et je pouvais freiner normalement avant le croisement. J'avais eu très chaud.
Une autre fois, toujours en allant travailler, il y avait de la neige. Je roulais en ligne droite, sans problème, sur une route de campagne bordée de part et d'autre par des prairies dont l'une avec cloture. Arrivé au bout de la ligne droite, j'ai abordé le virage à droite un peu vite. Je suis parti en glissade vers la gauche. J'ai donc donné un gros coup de volant vers la droite qui m'a fait partir en glissade sur la droite. J'ai donc redonné un gros coup de volant sur la gauche alors que je voyais la cloture arriver sur moi. J'ai donc reperdu le contrôle et suis reparti sur la gauche et ainsi 3 fois de suite avant de retrouver la maîtrise de la voiture qui avait ralenti. Une nouvelle fois, j'avais eu beaucoup de chance.

Enfin, au bout de 3 ans, un dimanche matin, je partais travailler vers 5h30'. Après avoir sorti la voiture du garage, je démarrais, tournais à droite, freinais normalement au carrefour avant de m'engager sur la chaussée. Je roulais ensuite pendant 4 km en agglomération avant d'arriver, à la sortie d'une légère courbe, sur une portion de route bordée non plus par des habitations mais par des champs.
Lorsque j'ai voulu tourner, je n'ai plus eu de résistance dans le volant. Comme j'avais constaté depuis quelque temps que j'avais du jeu dans ma direction, nouveau moment de panique puisque je me suis imaginé qu'elle était cassée. J'ai donc écrasé le frein. Je roulais à ce moment la à 90 km/h. Et c'est la que je suis parti en glissade. Je n'avais pas vu en sortant de chez moi qu'il y avait du verglas. Le plus fort étant que j'ai roulé pendant 4km sans que la voiture ne bouge le moins du monde malgré mes accélérations et mes freinages, normaux sur un sol non glissant mais pas recommandé sur un sol verglacé.
Je suis parti vers la droite, me suis enroulé autour d'une poteau de signalisation, l'arrachant au passage. La voiture a fait un demi-tour et a terminé en sens inverse dans le fossé. Je me suis retrouvé avec la voiture couchée sur le côté. Je suis sorti par la vitre avant cassée en escaladant les 2 sièges. Je n'étais pas blessé excepté une forte douleur passagère dans le bas du dos. J'avais eu de la chance dans mon malheur.
Très vite une voiture s'est arrêtée et est partie signaler l'accident à la gendarmerie toute proche. Vu l'heure matinale, il n'y avait personne, juste un interphone pour communiquer avec la gendarmerie de garde.
Très gentiment, les occupants sont venus me prévenir que les gendarmes arrivaient pour effectuer les constatations. J'ai attendu sur place une petite heure et ne voyant arriver personne, je suis rentré chez moi à pied. J'ai réveillé mes parents pour me faire prêter la voiture de mon père et suis parti travailler car le dimanche matin avait lieu un travail important qui ne pouvait être fait que pendant la seule pause d'arrêt de la semaine de l'usine soit entre 6 et 14h.

Comme je ne voulais pas reprendre le train, et comme heureusement la 205 était une voiture qui me plaisait beaucoup et que mon garagiste était un revendeur Peugeot, j'ai choisi de lui acheter l'une de ses 205 de stock. Parmi celles qui pouvaient me convenir, il y avait un modèle sport rouge de 80 chevaux et une série spéciale de 60 chevaux, la Lacoste.
Trouvant finalement que le passage de 45 à 80 chevaux serait un peu trop violent, j'ai choisi la Lacoste. C'est ainsi que j'ai eu ma première voiture avec toit ouvrant, volant sport et un joli crocodile Lacoste sur chaque flan de la carrosserie. Ainsi que mon premier autoradio (avec lecteur de cassette) car je n'avais pas la musique dans la Ford.

Article 72 - 2 - Peugeot 205 Lacoste
Photo d'illustration également mais plus proche de la réalité que la précédante, la série spéciale Lacoste étant uniforme.
Date d'achat          : 16-01-1986
Prix d'achat           : 344964 bef (soit 8551.43 euros) + 15972 bef (395.94 euros) pour l'autoradio
Revente épave       : 5000 bef (soit 123.95 euros)

Cylindrée               : 1360 cc
Puissance              : 60 chevaux
Kilométrage achat  : neuve
Kilométrage revente: 110000 km
Durée de vie          : 6 ans

Avec cette voiture, je me fis de nouveau une grosse frayeur.
Un matin, toujours en allant travailler, je quittais l'autoroute et empruntais la bretelle de décélération. J'avais la mauvaise habitude de ne vraiment freiner que sur les dernières dizaines de mètres et lorsque je l'ai fait, je suis parti en glissade à cause de la route mouillée et probablement de mes pneus qui ne devaient plus être tout neufs.
Je me suis rendu compte que je n'arriverais à m'arrêter que dans le carrefour, au risque d'ensuite me faire percuter. En une fraction de seconde, j'ai donc pris la décision d'accélérer pour passer le moins de temps possible dans le carrefour ou je n'étais pas prioritaire. La route que je traversais est habituellement très fréquentée, mais pas à cette heure matinale (7h du matin). Il n'y avait donc heureusement pas de voiture qui passait à ce moment la. J'arrivais au bureau blanc comme un linge et tout exalté par mon aventure.

Au bout de 6 ans, en 1991, ma 205 se faisait vieille et les problèmes commençait à survenir. J'avais déjà eu un problème de démarreur en octobre et le garagiste, lors de l'entretien, venait de constater une fuite d'huile au moteur. Je pouvais attendre le prochain entretien pour faire réparer à condition de vérifier le niveau d'huile régulièrement.
Cette réparation allait me couter assez cher et heureusement le garagiste m'indiqua qu'il avait une super occasion. Dans un premier temps, je la refusais car je venais de faire bâtir et mes liquidités étaient proches du zéro alors que maman m'avait déjà prêté 200000 bef histoire de terminer certains travaux plutot que de les laisser en suspend. Il la proposa ensuite à mon père alors que je l'accompagnais pour aller récupérer sa voiture qui était elle aussi passée à l'entretien. Mais entretemps, j'avais changé d'avis et je disais à mon père que s'il ne la prenait pas je la prenais. Il la refusait finalement car la trouvant trop basse.

Article 72 - 3 - Honda Civic

 

 

 

 

 

 

 

 



Photo d'illustration... la mienne était gris foncé.
Date d'achat          : 13-11-1991
Prix d'achat           : 405000 bef (soit 10040 euros)
Revente ancienne  : donnée inconnue

Cylindrée               : 1396 cc
Puissance              : 90 chevaux
Kilométrage achat  : 7000 km
Kilométrage revente: 133000 km
Durée de vie          : 6 ans et demi

Je faisais ainsi une bonne affaire (voir détail ci-dessous) en remplaçant pour 405000 bef ma vieille 205 essence de 110000 km qui arrivait en bout de vie, question moteur, par une Honda Civic quasi neuve. Elle avait 6 mois et seulement 7000 km et il s'agissait d'une saisie banque. L'ancien propriétaire l'avait achetée en y ajoutant quelques options dont les vitres teintées, les jantes alu et surtout un toit ouvrant (manuel) et la direction assistée. Mais, malheureusement pour lui, il était au chômage et très vite, il ne put plus payer ses traites. En ce qui me concerne, j'en avais parlé à ma maman qui avait accepté sans problème de me prêter 200000 autres bef.

Article 72 - 3 - Détail gain sur achat en occasion


Au bout de 6 ans, ma Honda approchant des 130000 km, il était de nouveau temps de changer.
L'occasion de faire ma première infidélité à mon garagiste. Je n'avais rien à lui reprocher mais contrairement à beaucoup de gens, et à mon père en particulier, je ne suis pas fidèle à une marque. Comme en plus, aucun modèle de la gamme Peugeot ne me plaisait à l'époque et que je ne voulais pas reprendre une 205, j'avais donc, pour la première fois, l'occasion de choisir une voiture sans contrainte autre que financière. Je n'étais plus pris par le temps, comme avec la 205 proche de la panne, je ne profitais pas d'une bonne occasion, comme avec la Civic, et je n'étais pas en attente de la première occasion intéressante comme avec l'Escort.

Après une première sélection, restait en lice 2 voitures: la Citroen Xsara qui venait de sortir et la Hyunday Coupé. Chacune avait ses avantages et ses inconvénients. Et c'est d'ailleurs ces derniers qui ont fait pencher la balance.

Il y a des marques qui ne me parlent pas et pour lesquelles il est inenvisagable que j'achète un jour l'un de leur modèle. Parmi celles-ci, outre les Lada et les Skoda (quoique ces dernières ont bien évolué), toutes les italiennes et surtout Renault. Citroen ne me parlait pas non plus mais sans que ce soit rédhibitoire.
Et comme la ligne de la Xsara était très jolie, j'ai fait l'effort de passé outre même si j'évitais de dire que ma voiture était une Citroen ou une Citroen Xsara, me contentant de référencer le seul modèle: j'ai une Xsara.
La ligne de la Hyunday était encore plus magnifique mais comme je l'ai dit, elle avait des défauts.
D'une part, il y avait son look particulier. J'ai eu peur qu'il ne soit démodé ou qu'il ne me plaise plus après quelques années. Or lorsque j'achète une voiture, je suis en principe parti pour 6 ans. D'autre part et surtout, le garagiste Hyunday du point de vente le plus proche de chez moi ne m'inspirait pas confiance.
Voila pourquoi j'ai choisi la Xsara. Choix que je regrette encore aujourd'hui.

Article 72 - 4 - Citroen Xsara
Date d'achat          : 06-04-1998
Prix d'achat           : 631546 bef (soit 15655.62 euros) en ce compris 2 options: le toit ouvrant électrique et la peinture métallisée, les jantes alu étant de série sur la gamme choisie
Revente ancienne  : 70546 bef (1748.79 euros)

Cylindrée               : 1761 cc
Puissance              : 110 chevaux
Kilométrage achat  : neuve
Kilométrage revente: 160000 km
Durée de vie          : 6 ans

En effet, dès le début, j'ai eu des petits problèmes. Oh, rien de bien grave, Citroen fabriquant des véhicules confortables avec une excellente tenue de route et d'excellent moteur. Par contre, au niveau des détails, ils laissent franchement à désirer comme me l'avait d'ailleurs signalé une collègue qui roulait dans une Visa. Mais comme sa voiture avait 5 ans et qu'elle ne l'avait que depuis 1 an, j'avais mis cela sur le compte de l'âge.
Certes, ces petits problèmes ne me coutait rien puisqu'ils passaient sur le compte de la garantie mais ils amenaient leur lot de tracas et surtout de pertes de temps inutiles.
Ainsi, je me rappelle de 2 en particulier survenus très vite pour l'un et au bout d'un an environ pour l'autre.
Le premier concernait le toit ouvrant qui très vite s'est mis à grincer. Un peu d'huile a suffit à régler le problème mais comme il fallait retirer tout l'habillage intérieur du toit pour accéder aux cables concernés, j'ai du laisser ma voiture toute une journée.
Le second est encore plus incroyable puisque c'est mon rétroviseur intérieur qui s'est décollé et est tombé. Il a fallu que je me présente 2 fois au garage pour réparer. La première, pour que le carrossier puisse apposer une colle sur le pare-brise et la seconde le lendemain, du fait qu'il fallait 24h de temps de séchage, pour le collage en lui-même. En discutant avec le carossier, je lui ai fait remarquer que c'était la première fois que je voyais ça et même que j'en entendais parler. Il me rétorqua que pour lui, c'était la deuxième fois de la semaine. Sur le moment, j'ai manqué de réaction car finalement ce n'était pas une référence puisqu'étant dans un garage Citroen l'autre voiture était également une Citroen.

Mais ces petits tracas n'étaient rien par rapport à la bêtise que j'ai faite. Alors qu'elle n'avait que 9 jours, j'écrasais la voiture contre un poteau d'éclairage en quittant le bureau un vendredi soir. La voiture était garée à côté mais une fois assis au volant, on ne le voyait plus car il était masqué par le montant droit du pare-brise. Comme j'étais fatigué par une semaine de travail et alors que je savais qu'il était la, je l'ai oublié. J'ai donc démarré en tournant à droite et suis venu le percuter à faible vitesse. Suffisante que pour nécessiter le remplacement de la portière et du rétroviseur électrique et le débosselage du bas de caisse.

J'avais dit à mon garagiste que je reviendrais chez lui 3 ans plus tard une fois la garantie passée. C'est ce que je fis car je n'aimais pas mon nouveau garage qui était beaucoup plus important. En fait, je n'aimais pas le principe du gros garage avec plusieurs interlocuteurs.
Mais je devais néammoins le quitter à nouveau 3 ans plus tard.
Vu que ma Xsara essence, avait 6 ans, plus de 150000 km et surtout des problèmes de perte d'huile et d'eau, il était temps d'acheter une nouvelle voiture.

Cette fois, et après sélection, restaient en lice la Peugeot 307, histoire de rester dans le même garage, et la Toyota Corolla qui avait l'avantage d'être moins chère de 1000 euros et d'offrir une meilleure reprise de ma Xsara. En effet mon garagiste, qui la connaissait bien, ne m'en donnait pas beaucoup (tout comme, d'ailleurs, les autres garagistes chez qui j'avais fait une demande de prix) alors que le vendeur Toyota m'en offrait le double, soit 2000 euros de mieux. Les 2 véhicules se valaient mais financièrement il n'y avait pas photo d'autant que pour 3000 euros de moins, j'avais en bonus le gps et les jantes alu. Même si j'aurais aimé rester chez mon garagiste, le choix fut vite fait. C'est ainsi que je le quittais à nouveau et cette fois, pour une durée théorique de 5 ans, durée de la garantie oblige.

Article 72 - 5 - Toyota Corolla

 

 

 

 

 

 

 

 



Date d'achat          : 15-03-2004
Prix d'achat           : 18944.80 euros (soit 764231 bef)
Revente ancienne  : 3990 euros (soit 160956 bef)
Cylindrée               : 1995 cc
Puissance              : 116 chevaux
Kilométrage achat  : neuve
Kilométrage revente: 149000 km
Durée de vie          : 4 ans et demi

Je me séparais donc de ma Xsara sans regret si ce n'est pour son volant 4 branches avec les commandes pour l'auto-radio intégrées. C'était d'ailleurs un autre avantage de la Toyota, qui avait le même principe de commandes sur le volant, contrairement à la Peugeot qui avait la commande près du volant, comme pour celle des phares ou des clignoteurs.

Article 72 - 4 - Volant Citroen Xsara

 

 

 

 

 

 

 

 

 


A chaque fois que j'ai changé de voiture, j'ai eu des équipements (optionnels ou pas) en plus qui se cumulaient. Je veux dire par la que la nouveauté d'une voiture, se retrouvait sur les voitures suivantes.
Ainsi, pour la 205, il s'agissait de mon premier toit ouvrant, pour la Civic, de mes premières jantes alu et de la direction assitée et pour la Xsara, du volant 4 branches avec les commandes de l'auto-radio intégrées.

Cette fois, la Toyota Corolla me permit d'avoir ma première voiture avec air- conditionné (ce qui amena la disparition du toit ouvrant), mon premier gps et mon premier diesel.
Il s'agissait aussi de ma première 5 portes vu que ma femme et moi envisagions d'avoir un enfant.
A ce sujet, certains collègues n'avaient pas manqués de comprendre la démarche puisque jusqu'alors je n'avais eu que des 3 portes. J'avais réussi à noyer le poisson en expliquant que je véhiculais parfois mes parents et que comme ils se faisaient vieux, c'était pour leur facilité.

Je ne devais finalement pas rester parti de chez mon garagiste 5 ans. En effet, 4 ans et demi plus tard, j'abimais ma voiture tout seul, comme la première, suite, cette fois, à un moment de distraction.

Un matin, toujours en allant travailler, alors que la route était mouillée, je dépassais un groupe de 5 voitures sur une petite portion d'autoroute. Arrivé à hauteur de la troisième, la deuxième a fait mine de déboiter. J'ai continuer à la même allure car elle s'est tout de suite remise dans sa file. Elle a recommencé sa manoeuvre alors que j'arrivais à sa hauteur. Plutot que de ralentir, je me suis légèrement déporté sur la gauche et elle a arrêté son mouvement de dépassement. Arrivé à sa hauteur, et c'est la que j'ai commis ma faute de distraction, j'ai regardé le conducteur pour voir s'il faisait un geste d'excuse indiquant qu'il ne m'avait pas vu. Malheureusement, à cet endroit, la route tournait légèrement vers la droite et la bande blanche délimitant la bande de circulation donnait directement sur le terre plein central sans qu'il y ait de macadam. Lorsque j'ai à nouveau regardé devant moi, je commençais déjà à mordre dans la terre. J'ai bien essayé de redresser mais trop tard, j'avais perdu de l'adhérance. Je suis parti en travers de l'arrière et ai touché la berme centrale, abimant mon pare-choc arrière. Ensuite, je suis parti en tête-à-queue, j'ai traversé les 2 bandes de circulation, sans toucher aucune des 5 voitures présentes et ai été toucher le rail droit avec le côté gauche de mon pare-choc avant ce qui a eu pour effet de me remettre dans le sens de la circulation, à cheval sur la bande des pneus crevés et de la première bande, à l'arrêt. J'ai ensuite déplacé la voiture, je n'avais pas calé, pour la mettre à l'abri sur la bande d'arrêt d'urgence.
Je suis sorti pour constater les dégats (seuls les 2 pares-chocs étaient touchés) et suis reparti aussitôt, n'arrivant au bureau qu'avec 3 minutes de retard.

Lorsqu'il a fait clair, je suis allé voir la voiture avec les collègues dont l'un a constaté que l'aile arrière était légèrement croquée et un autre que le capot avait légèrement bougé.

Le lendemain, je suis allé travaillé avec la voiture de ma femme et le surlendemain, je suis allé voir mon garagiste actuel pour faire un devis des réparations. Il n'était pas disponible avant 30 minutes et comme j'envisageais de faire plusieurs devis pour faire réparer au meilleur prix , je suis allé voir mon ancien garagiste, situé à 1 km de la.
C'est la que très vite a germé l'idée de l'achat d'une nouvelle voiture.
Je ne suis finalement pas allé chez un carrossier spécificique, histoire de faire réparer au meilleur prix, avec éventuellement des pièces d'occasion. Je ne suis pas non plus retourné chez mon garagiste actuel pour la bonne raison que 6 mois apres lui avoir acheté ma Toyota, il devenait distributeur Suzuki. Or, à part leur 4x4 (le Grand Vitara), trop cher d'un point de vue taxes ou carburant et leur Suzuki Swift, très jolie mais beaucoup trop petite pour moi qui recherche une familiale, il n'y a pas de modèle qui me plaise dans cette marque.

Et c'est ainsi que je vais finalement revenir, plus tôt que prévu, chez mon garagiste d'origine ce qui fera l'objet d'un prochain article.