31/01/2009

L'Orchidée Blanche

Comme prévu, Maud et moi sommes allé fêter son anniversaire à L'Orchidée Blanche, un restaurant de standing situé dans une grosse villa en retrait de la route du Condroz à Ougrée (Sart-Tilman).
Le dernier article se terminait pas une interrogation: ai-je fait le bon choix ? La réponse est sans aucune hésitation oui.

En arrivant, nous avons découvert une grande salle avec une grande baie vitrée près de laquelle se situait notre table. Toute la salle était dans les tons blancs et écrus (tables, chaises, murs), sans aucun cadre sur les murs. Une décoration sobre et minimaliste.
La table ou nous étions nous permettait de voir le petit parc (c'est un grand mot mais la maison est quand même bien retirée de la route) devant le restaurant et l'accès au parking. L'occasion de voir arriver des clients en Porsche, Audi ou gros 4x4. De quoi indiquer le niveau du restaurant.
Un restaurant de standing donc, qui a heureusement l'intelligence de proposer un menu à prix raisonnable pour élargir sa clientèle.

Article 68 - 1 - Les mises en bouche Nous avons donc choisi le menu Homme d'affaire avec pour commencer, en apéritif, un excellent kir, le meilleur que j'aie bu depuis longtemps accompagné de ses mises en bouche: un morceau de magret de canard fumé à la framboise, une petite soupe verte et un morceau de veau dans une sauce à la bordelaise. Ce dernier était fondant dans la bouche et la sauce exquise.

Article 68 - 2 - La salade d'écrevisses Pour suivre, j'avais choisi la salade folle d'écrevisses. Avec de nombreuses écrevisses revenues dans la poêle... une cuisson que je n'avais pas encore eu l'occasion de gouter avec cet aliment et que j'ai vraiment apprécié.

Article 68 - 3 - Le cannelloni de homard Maud, elle, avait choisi le cannelloni de homard et elle s'est régalée. Elle fut même étonnée par la grosseur du cannelloni, s'attendant à quelque chose de moins consistant, plus nouvelle cuisine. Aucun regret donc car comme je l'ai déjà dit, nous sommes des gourmets gourmands et la nouvelle cuisine avec ses plats terminés en à peine 3 bouchées reste pour nous un peu frustrante.

Article 68 - 4 - La poularde de Bresse à la crème Comme plat principal, nous avions commandé les filets de faisan sauce crème mais le serveur était revenu de la cuisine en nous annonçant qu'il n'y avait plus de faisan mais qu'il pouvait nous servir le même plat avec de la poularde de Bresse. Il ajoutait plusieurs fois qu'on ne perdait pas au change, ce dont nous étions convaincu. Et effectivement, ce fut succulent avec une volaille fondante dans la bouche, une sauce crème légèrement moutardée, le tout servi avec une grappe de choux fleur, une autre de brocoli et quelques pommes de terre de la variété cornes de Gatte cuites en chemise, pelées et revenues dans la poêle.

Article 68 - 5 - Le sabayon En dessert, je me suis régalé avec un sabayon glacé.

Article 68 - 6 - L'assiette de fromage Maud, elle, avait choisi l'assiette de fromages et n'a pas été déçue non plus. 3 beaux morceaux dont un de camembert qu'elle a vraiment apprécié, une petite salade assaissonnée et du pain pour accompagner.

Article 68 - 7 - Le café et ses mignardises Enfin, pour terminer cet excellent repas, le café et le thé pour moi, accompagné de ses mignardises à savoir une succulente crème au citron et un biscuit léger dans le style des biscuits à la cuillère pour enfants.

En conclusion, restaurant de standing à recommander pour la qualité de sa cuisine et son menu premier prix (pour rappel, 32 euros pour un menu 5 services, boissons comprises) avec les cotes suivantes:
cadre et ambiance: 9/10 (cadre assez minimaliste mais très agréable)
service: 9/10 (2 serveurs aussi agréable l'un que l'autre alternaient le service pour l'ensemble des tables)
qualité: 9/10 (l'un des meilleurs restaurants que j'aie jamais fréquenté)
Rapport qualité/prix: 10/10 (note d'exception pour un menu de qualité à petit prix)

16/12/2008

Pizza Paï vs Pizza Hut

Lors de la rédaction de mon article précédent, j'avais commencé à louer les avantages de Pizza Paï en les comparant à Pizza Hut ou je suis également allé récemment avant de me dire que cela ferait l'objet d'un article à part entière.
Le voici.

Pour ceux qui ne les connaisseraient pas, je commence par les présentations.

Article 54 - Logo Pizza Paï

Créé en 1979 et apparamment seulement présent en France, Pizza Paï c'est aujourd'hui 45 restautants dont l'ambition est, je cite, d'être un restaurant qui offre de l'évasion à l'italienne, à la fois par ce qui est dans l'assiette, par le cadre et l'ambiance qui y règne.

Article 54 - Logo Pizza Hut

En face, un poids lourd mondial puisque Pizza Hut Pizza Hut, c'est la plus grande chaîne de pizzerias du monde, avec plus de 12.500 implantations étalées sur presque 100 pays. Le premier restaurant ayant été créé aux Etats-Unis en 1958 à Wichita, Kansas.

Qui dit pizzeria dit restaurant italien mais en consultant la carte du Pizza Hut, je constate que seuls les pizzas et les quelques plats de pâtes classiques (lasagne bolognaise, spaghetti, tagliatelle, penne sauce au choix) sont effectivement italiens.
A côté de cela, Pizza Hut propose 2 sortes de potage (saison et tomates), un salad bar (qu'il est aussi possible de choisir comme plat principal), des entrées chaudes, je devrais plutot dire, sans vouloir être péjoratif, des snacks chauds puisque se rapprochant plus du fast food que de la fine cuisine (jalapeños et onion rings, pain à l'ail, american potatoes, chicken wings, cheezy bread, chicken croq) et des salades (salade Caesar au poulet grillé, aux lardons cuits ou aux scampis, salade au fromage de chèvre, hawaiian, campagnarde ou scampi), toutes servies avec du pain à l'ail grillé.

Le Pizza Paï, lui, se rapproche plus, comme il le revendique, du restaurant italien puisqu'il propose une carte de plats italiens plus étoffée et plus recherchée.

Ainsi, au niveau des pâtes, en plus des classiques spaghetti bolognaise, tagliatelle carbonara ou lasagne bolognaise, on retrouve une dizaine d'autres plats comme des gratins, des pâtes farcies ou encore des tagliatelles au saumon fumé ou poulet écrevisse. Et en plus des pâtes, on a un choix de risotto (aux champignons, au poulet ou aux fruits de mer) ainsi que des plats de poissons et de viande. Certains d'origine typiquement italienne comme la darne de saumon à la florentine, l'escalope de veau à la milanaise ou à la parmigiana, le steak à la calabraise, d'autres plus généralement méditerranéens comme les papillotes de colin d'alaska aux aubergines et poivrons, les filets de dorade aux aubergines grillées et courgettes ou les côtes de porc marinées, tous les 3 à base d'huile d'olive et d'herbe de provence ou encore le carpaccio de boeuf (huile d'olive et pesto). D'autres enfin plus français (l'entrecôte nature, sauce béarnaise ou sauce poivre).
Le tout servi avec, au choix, des tagliatelles, des spaghetti, des pommes de terre ou des frites au four, de la ratatouille, des haricots verts ou une salade de saison.

Pizza Paï propose également un salad bar mais nettement plus étoffé que celui du Pizza Hut. C'est d'ailleurs une autre grandes différences entre les 2 restaurants. Chez eux, ce buffet d'entrées (ils ne l'appellent pas salad bar car c'est plus que cela) est
1. gratuit (enfin pas tout à fait, j'y reviendrais) vu qu'il est compris dans le prix du plat ou de la pizza
2. à volonté (ce qui n'est pas le cas du Pizza Hut)
3. assez complet, reprenant, plusieurs types de crudités (tomates, carottes, choux blanc, choux rave, betteraves, ...), des salaisons (salamis, saucissons, rillettes) et autres préparations (pommes (crues) au curry, champignons à la grecques, salade de pomme de terre, de riz, de pâtes, taboulé et j'en oublie).
Un comble donc de voir que la ou c'est payant, c'est plus riquiqui et limité à une assiette.

Maintenant, en allant sur le site de Pizza Hut et en voyant le prix des pizzas, je me suis rendu compte que le buffet des entrées n'était pas vraiment gratuit mais compris dans le prix.
Certains diront que c'est une vente forcée, surtout s'il ne sont pas plus intéressé que cela par le buffet. Moi par contre, je n'y trouve pas à redire car cela permet d'avoir un buffet plus varié puisque destiné à la majorité de la clientèle et non à quelques personnes.

L'un et l'autre proposent leur buffet d'entrée ou leur salad bar en plat principal à volonté. 9.95 euros chez Pizza Hut, 10.70 euros chez Pizza Paï mais avec une formule comprenant la boisson ou le dessert.
C'est donc chez Pizza Paï que cette formule est la plus avantageuse ... à moins d'être végétarien puisque, à part des oeufs cuits durs, Pizza Hut ne propose que des crudités et des salades de pâtes ou de riz.

Au niveau des pizzas, leur produit de base, ils ont tous les 2 une formule pour les grands mangeurs ou pour ceux qui ont envie de gouter à différentes pizza.
Chez Pizza Hut, c'est le buffet de pizza. Pour une somme modique, vous pouvez vous servir autant de parts de pizza que vous le voulez (pouvez). Dans les "petits" restaurants de la chaine, vous avez le choix entre 6 sortes, dans les plus grandes villes, le choix peut monter à 10.
Chez Pizza Paï, c'est la pizza au mètre. Elle est réservée aux groupes de minimum 3 personnes (la ou le buffet de pizza est individuel). Dans un premier temps, on vous amène un mètre de 6 pizza différentes (et imposées). Si vous en voulez encore, vous pouvez alors commander (gratuitement puisque à volonté) un autre mètre en pouvant choisir cette fois les variétés de pizza.
Au niveau de cette formule, c'est donc Pizza Hut qui est plus intéressant puisqu'ils profitent également aux couples et aux personnes seules (ou qui sont les seules de la table à vouloir profiter de cette formule).

Et au niveau des différentes pizzas proposées, le Pizza Paï, outre les classiques de la cuisine italienne comme la margherita, la regina, la capriciosa, la napolitana, la 4 fromage, la 4 saisons, la frutti di mare ou la calzone, propose quelques pizzas aux gouts différents (qui doivent faire sursauter les puristes de la cuisine italienne) comme la Troppo Buona ! que j'ai choisie, la kebab, la tartiflette, la maroilles.
Pizza Hut, eux, proposent comme pizzas classiques (même si elles ne portent pas toutes un nom classique) la margherita, la napoli, la forestière, la garden lovers, la pepperoni lovers, l'hawaiian ou la neptune et plus de pizzas "différentes" comme la hot'n spicy, la sweet chicken curry, la barbecue chicken, la barbecue, la toscan bbq, l'alsace, la pepper pizza (avec une sauce au poivre) ou encore la pizza au fromage Grimbergen.
Ce sont d'ailleurs ces différentes pizzas aux gouts différents qui me font aller chez l'un ou chez l'autre car sinon, autant aller dans une bonne pizzeria.
Dans ce domaine, donc, égalité car tout est ici question de gout.

Au niveau des desserts, Pizza Hut propose des glaces, des petites crèpes, tarte aux pommes chaude, mousse au chocolat, profiteroles glacées, brownie et panna cotta tandis que Pizza Paï, outre la mousse au chocolat, la panna cotta, la tarte fine aux pommes, le pavé de chocolat straciatella, le brownie aux chocolats ou les profiteroles que l'on retrouve chez Pizza Hut, les choix sont un peu plus raffinés: crème brûlée, tiramisu maison, délice framboise, tartelette citron meringuée et surtour la mini-pizza Nutella.

Enfin, pour terminer la comparaison, Pizza Hut propose maintenant dans quasiment tous ses restaurants les boissons à volonté, formule qui n'existe pas (encore ?) chez Pizza Paï.

En conclusion, léger avantage de Pizza Paï par rapport à Pizza Hut, non pas sur la qualité de la nourriture, mais sur la diversité. Surtout si comme moi, vous voulez déguster une pizza aux saveurs originales, précédée d'un buffet varié et suivie d'un dessert autre que les classiques glaces ou mousse au chocolat.

Dommage qu'il n'y ait pas de Pizza Paï en Belgique.

02/12/2008

L'Antica Roma

Ce mois de novembre aura été riche en sortie restaurant puisque j'y suis encore allé ce dimanche midi. Cette fois avec ma mère et mes soeurs.

La plus jeune connaissait un très bon restaurant italien offrant une choix très varié et elle désirait nous le faire découvrir. Sachant que cela faisait quelques temps que ma femme et moi n'étions plus allé dans un italien et que nous adorons cette cuisine, c'est avec plaisir que nous avons accepté sa proposition d'aller à L'Antica Roma.

Article 50 - Carte de visite (Recto) [320x200]Article 50 - Carte de visite (Verso) [320x200]

Ce restaurant situé dans une maison de rangée n'est pas très large mais assez profond ce qui lui permet d'avoir une grande contenance, d'autant que, outre la salle du rez de chaussée, ou nous étions, il dispose également d'une salle à l'étage.
Il propose une cuisine essentiellement italienne avec de nombreuses déclinaisons de fritures de calamars, de scampis, de pâtes, d'escalopes ou encore de filets purs (en sauce italienne ou française) sans oublier les pizzas mais aussi quelques plats de cuisine française comme les magrets de canard ou l'agneau également proposés en différentes préparations.
La carte est d'ailleurs nettement plus imposante que celle des derniers restaurants que j'ai visité dont celle du bulgare dont je disais pourtant qu'elle était relativement étoffée. Mais cela s'explique par une différence dans le nombre de client puisque le bulgare est un petit restaurant de 30 places, pas toutes occupées, alors qu'ici, le restaurant avait fait le plein pour une capacité nettement plus grande. Ayant une clientèle plus importante, il peut donc se permettre plus de choix.

Un personnel jeune, nombreux et sympathique (pour la plupart probablement des extras ou des stagiaires écoles) assurent le service en salle qui fut parfait, tant du point de vue de la qualité qu'au niveau de la durée. En effet, vu que le restaurant était complet (en raison de la période des fêtes patronales ou est-ce comme cela tous les dimanches ?), on pouvait craindre que la cuisine ne suive pas et qu'il faille plus de temps qu'un jour normal. Ce ne fut pas le cas, puisqu'en ayant pris un apéro, une entrée, un plat et un dessert, nous sommes restés de 12h30' à 15h.

A notre arrivée, 2 assiettes d'olives étaient déjà disposées sur les tables que nous avions réservées (pour 6 adultes et 3 enfants) et avant même de savoir que nous allions commander un apéritif, on nous apporta très vite 2 assiettes de zakouskis chauds.

En apéritif, et contrairement à mon habitude, pas d'apéritif maison mais un cocktail vu le prix démocratique (5 euros, le maison étant à 4). Mon choix, excellent, s'est porté sur le "verre creux" composé, de mémoire, de batida, pisang, porto blanc, jus exotique et citron pressé).

Article 50 - Entrée Maud [320x200]

Pour suivre, ma femme avait commandé en entrée l'assiette Fantasia. Un énorme plat composé de jambon de parme au melon, de carpaccio de viande et de poisson et de différentes crudités.

Article 50 - Entrée Serge [320x200]

Pour ma part, j'avais choisi les scampis du chef. Quel ne fut pas mon étonnement, en recevant mon plat, de constater qu'il était servi avec une timbale de riz (c'est la première fois que je vois cela), ce qui en faisait une entrée très bourrative (mais je ne vais pas me plaindre)... riz merveilleusement cuit, à mon avis, façon risotto.

Une fois les assiettes débarrassées, nous avons eu droit, comme les autres tables, et sans l'avoir demandé, à un sorbet citron, qui plus est 2 boules (habituellement, les resto se contentent d'une seule).

Article 50 - Plat Maud [320x200]

En plat, après beaucoup de tergiversations et de changements d'idée (tellement la carte était fournie et alléchante), ma femme s'était décidée, comme au bulgare, sur l'agneau, cette fois un carré d'agneau, servi avec des pâtes aux 4 fromages (elle avait aussi le choix avec la sauce fiorentina) et elle s'est régalée.

Article 50 - Plat Serge [320x200]

Moi, j'avais choisi pour la 3è fois (sur les 3 derniers restaurants) une escalope car j'avais envie, depuis un certain temps déjà, de manger une escalope milanaise, ou autre, chez un italien. Mon choix s'est porté sur l'escalope Portofino, farcie de saumon avec sauce crème tomate et servie avec des tagliatelles. Je dois dire que des 3, c'était la meilleure, non pas d'un point de vue réalisation (quoique la viande était peut-être de qualité supérieure) mais bien d'un point de vue mélange des saveurs. La aussi très copieuse puisque j'ai eu du mal d'y arriver au bout.

Article 50 - Dessert [320x200]

Au moment du dessert, alors que les autres se limitaient à prendre un café ou un capuccino, je demandais à consulter la carte. Je n'avais pas envie de glace et n'avait plus faim pour manger l'une des 5 ou 6 sortes de crêpes, une mousse au chocolat ou autre tartuffo. Je me tournais alors vers le tableau des suggestions qui en proposait une petite douzaine - pas mal compte tenu du côté imposant de la carte - dont 2 ou 3 entrées, une bonne demi-douzaine de plats et 2 ou 3 desserts. Ne me sentant donc pas capable d'en manger un seul, je choisis d'en prendre un en commun avec ma femme. Et comme elle adore le sabayon, nous nous sommes tournés, non pas vers le classique figurant dans la carte mais la suggestion donc, un sabayon au fruits des bois et au champagne. Divin ! Servi avec un fond de glace, une couche de fruits des bois et le sabayon en lui même.

Au moment de demander l'addition, nous eument droit, comme les 2 dernières fois, au pousse-café. Ici, le meilleur des 3 (mais c'est une question de gout vu que je suis très sucré), un agréable limoncello.
Ces pousses-café offerts qui étaient devenus rares - il y avait longtemps, hormis ces 3 dernières fois que je n'en avait plus bénéficié - sont peut-être du aux effets de la crise qui pousse les restaurateurs à essayer de fidéliser leur clientèle.

En conclusion, restaurant ou l'on peut retourner les yeux fermés sachant que ma soeur le fréquente depuis plusieurs mois et n'a jamais été décue tout en découvrant, à chaque fois, des plats différents vu la richesse de la carte. Je dis souvent que j'y retournerais quand un restaurant me plait et je le fais rarement histoire de découvrir d'autres saveurs, mais ici, je le ferais très certainement en ne prenant cette fois qu'un plat et éventuellement un dessert tellement c'est copieux.

cadre et ambiance: 8/10 (à cause du peu d'espace pour s'asseoir, du moins à la table que nous occupions)
service: 9/10 (personnel charmant et disponible)
qualité: 9/10 (excellente nourriture)
rapport qualité/prix: 9/10

 

26/11/2008

Saveurs de Bulgaria

Après la sortie ciné décrite dans l'article précédant, nous avons donc continué la soirée au restaurant ou nous ont rejoints Françoise, la meilleure amie de ma femme et son copain Jean-luc. Ils avaient fait l'impasse sur le hors d'oeuvre bondien pour cause d'aversion pour le personnage.

A chaque fois que l'on fait ce genre de sortie, on change et d'établissement et de type de cuisine car en bon éclectique que je suis, j'apprécie beaucoup de chose en cuisine et j'aime aussi en découvrir de nouvelles ce qui est également le cas de Cédric et, dans une moindre mesure, de Maud.

Nous avons ainsi déjà eu l'occasion de gouter ensemble aux cuisines italienne, grecque, tunisienne, indienne, africaine, sud-américaine et je dois en oublier.

Lorsque nous avons décidé de programmer un resto pour ce samedi 22 novembre, je me suis donc tourné vers le site resto.be pour essayer de dénicher un restaurant d'une cuisine que nous n'avions pas encore expérimenté. C'est ainsi que j'ai découvert une nouvelle perle rare puisqu'apparamment, il serait le seul en Belgique: un restaurant bulgare.

Article 48 - Carte de visite Saveurs de Bulgaria

 

 

 

 

 

 

 

Le Saveur de Bulgaria, c'est son nom, qui n'est ouvert que depuis 7 mois, m'a de suite attiré par les critiques positives figurant sur le site resto.be dont une d'un couple belgo-bulgare et une autre d'une personne se plaignant que les plats étaient trop copieux. Sachant que je me défini comme gourmet-gourmand, cela ne pouvait que me plaire.
La lecture de la carte, relativement étoffée, avec choix possibles de salades, potages, entrées froides et chaudes, plats, poissons, escalopes, grillades, m'a conforté dans mon envie de tester ce restaurant car hormis certaines entrées chaudes qui me tentaient moins (tranche de langue de porc, coeur ou foie de poulet, très peu pour moi), de nombreux plats étaient susceptibles de me plaire.

Article 48 - Façade Saveurs de Bulgaria


Dès l'entrée passée, le ton est donné. La salle n'est pas très grande (6 ou 7 tables pour une capacité inférieure à 30 personnes) mais décorée avec gout. Le patron, très sympathique, qui assure le service en salle (sa femme se chargeant de la cuisine), nous accueille avec un grand sourire (... ce qui me changeait de mon dernier restaurant visité). Il prend la peine de discuter avec ses clients, d'expliquer si nécessaire le contenu de la carte, de conseiller. Il passera plusieurs fois pour parler un peu de son pays, nous montrer des billets et pièces de monnaie bulgares ou encore nous laisser feuilleter quelques revues touristiques pour nous donner l'envie de visiter son pays. ... il devrait d'ailleurs se faire sponsoriser par l'office du tourisme bulgare.

Après avoir, comme à mon habitude, choisi l'apéritif maison qui était ici un cocktail comparable au gin fizz, nous avons passé commande. J'avais déjà eu tout le loisir d'étudier la carte sur internet et de faire mon choix.
Sachant qu'aucune entrée chaude ne me tentait, à part éventuellement la rolca ot patladjan (roulade d'aubergine grillée et feta, sauce tomate, oignon, ail) et que, par contre, j'étais tenté par 2 plats, le choux farci et aussi 2 des escalopes proposées, j'avais convenu avec ma femme qu'on pourrait prendre en entrée un choux farçi pour 2 si cela était possible.

Le patron n'y voyant aucune objection, nous avons donc pu déguster un excellent chou farci à la sauce blanche (un choix était possible entre cette sauce et une sauce tomate).
Le choux farci, version bulgare, n'a rien à voir avec ceux que je connaissais version polonaise et encore moins version française ou on vous sert carrément un quart de choux surmonté d'une farce de viande hachée. Ici, cela se rapprochait plus du polonais avec une farce enveloppée dans des feuilles de chou, avec la différence notable que cette farce n'est pas composée de viande hachée mais plutot de petits morceaux de viande, style pitta. Un régal !

Au sujet de l'entrée, une petite anecdote prouvant que les bulgares n'ont rien à envier aux polonais et autres russes. Alors que Cédric aurait aimé avoir du pain pour manger avec sa salade, il fit une demande déguisée. En réponse à sa question demandant si en Bulgarie, ils ne servaient pas du pain avec l'entrée, le patron expliqua que non, l'habitude étant de boire de l'alcool, cela aidant à faire passer la dite salade.

Pour suivre, j'avais finalement préféré l'escalope à la campagnarde (champignon, poivron cuit, oignon, fromage gratiné, ail, vin blanc, sauce tomate) à la Silven (jambon, fromage, cornichon, champignon, sauce au poivre vert) et je n'ai pas regretté mon choix, ayant même du mal à terminer mon assiette.
Maud, elle, avait choisi la grillade de tranche d'agneau. Et la aussi, elle s'est retrouvée avec une assiette copieusement garnie puisque ce n'est pas une mais deux tranches d'agneau qui la composait. Incapable de manger la deuxième, elle se verra proposer spontanément par le patron de l'emballer pour l'emporter.

Enfin, en dessert, le patron nous proposa une suggestion qui n'était pas dans la carte: une préparation à base de feuille de brick, potiron (sucré donc) et noix. Alors que les femmes ne prenaient pas le risque, nous, les  hommes, nous nous laissames tenter. Et nous en fumes ravis car le dessert était excellent. Françoise, elle, choisit les crèpes à la confiture de rose... que l'on pu gouter tous les 5 car elle en avait trop: son assiette étant garnie de 4 crèpes de tailles moyennes.

Et en prime, pour terminer le repas, le patron nous offrit le pousse-café en nous proposant un alcool sec bulgare.

En conclusion, restaurant à recommander pour son cadre, son acceuil et surtour sa cuisine avec les cotes suivantes:
cadre et ambiance: 9/10 (je ne met pas le 10 juste pour pouvoir mettre une cote supérieure dans le cas ou je trouverais encore mieux)
service: 9/10 (pour les mêmes raisons. Peut-être n'y aura-t-il jamais de 10 tellement il est difficile de faire mieux pour ce type de restaurant)
qualité: 8/10 (excellente cuisine familiale)
Rapport qualité/prix: 9/10 (le prix était particulièrement raisonnable comme vous pouvez le voir en consultant les tarifs des plats sur la carte).

08/11/2008

El Cok'Mwar

Hier soir, ma femme, ma fille et moi devions aller au restaurant à Liège avec mes beaux-parents. Malheureusement, le matin, ma belle-mère a téléphoné pour prévenir qu'elle était fortement grippée et qu'elle ne pourrait pas y aller.
Le moment de déception passé et comme on avait envie d'une sortie au restaurant, on décida d'y aller à 3 mais dans notre région.
Pour choisir le restaurant j'émis un constat: depuis bientôt 20 ans que j'habitais à Ecaussinnes et depuis plus de 5 ans que ma femme y habitait aussi, nous n'étions jamais allé au restaurant dans notre village alors que le site resto.be renseigne 6 restaurants et 2 brasseries.
Notre choix se porta sur El Cok'Mwar, situé en face d'une boulangerie ou l'on va de temps en temps. On avait donc déjà été regarder la carte et on avait trouvé original le mélange des plats.

Article 41 - carte de visite

 

 

 

 

 

 

En effet, El cok-Mwar est un restaurant de cuisine française et grillades au feu de bois en salle qui propose également une petite carte de cuisine grecque et une carte de de couscous.
Il s'agit d'un "bête" restaurant (ce qui n'est pas péjoratif mais veux dire qu'il ne s'agit pas d'une grande table étoilée ou citée dans l'un ou l'autre guide culinaire) qui propose néammoins des plats dignent de grands chefs comme le foie gras poelé ou les Saint-Jacques à la bretonne en entrée, le médaillon de boeuf au poivre et kiwi ou la magret de canard à l'Armagnac en plat, l'épaule ou la couronne d'agneau dans la carte grecque et enfin en dessert, l'assiette gourmande, le sabayon ou encore l'omelette norvégienne.

Article 41 - salle El Cok'Mwar 1

 

 

 

 

 

 

 

A l'arrivée, nous sommes agréablement surpris par la décoration des lieux avec une une touche d'inédit: chaque table (une douzaine) est recouverte d'une nappe différente et surtout, les chaises sont différentes d'une table à l'autre. Cela pourrait donner l'impression d'un grand n'importe quoi, voire d'un travail de récupération par manque de moyen mais au contraire, ma femme et moi trouvons cela très original. Une tonnelle en bois à l'entrée, un coin salon devant cette même entrée et une autre tonnelle surplombant une table située devant le feu de bois donnent également un cachet à l'endroit.
Plusieurs tables sont déjà occupées et d'autres le seront très vite. Nous avons ainsi l'occasion de constater qu'il s'agit pour la plupart d'habitués qui connaissent la patronne qui sert en salle (avec une autre dame) car celle-ci les reçoit en faisant la bise à certains, n'hésite pas à s'attarder à une table pour discuter avec d'autres, voire, lors d'un moment de répit, à s'attabler avec un couple.

Au niveau de l'acceuil, il est donc très simple (dans le bon sens du terme), convivial (la patronne connaissant une bonne partie de ses clients). Même si le premier contact n'a pas été spécialement bon: lorsque je demande des explications sur le contenu des plats, la patronne a l'air un peu stressée et ne sait pas me dire à quoi correspond l'un des plats en particulier. Plus fort, quand je lui demande que signifie le nom du restaurant (pour votre culture aussi, sachez que El Cok'Mwar signifie bouilloire (j'aurais du m'en douter vu l'enseigne du restaurant) en wallon (ça je l'avais déjà compris)) elle me demande d'abord si je suis de la région et qu'en je lui dis que j'habite le village, elle me donne la réponse puis "m'engueule" presque en me disant que le wallon est enseigné aux enfants aux Ecaussinnes et me reprochant donc indirectement de ne pas le connaitre (en fait, je le comprends un peu, mais pas pour des mots de vocabulaire pointus).
Au niveau de l'accompagnement musical, rien à redire, dans un premier temps, chanson française fin des années 60, début des seventies, en raccord avec mon article du 1er novembre. L'une des premières chansons entendues étant même Comme j'ai toujours envie d'aimer de Marc Hamilton. Ensuite, des standards anglophones comme Neil Diamond.

Article 41 - salle El Cok'Mwar 2

 

 

 

 

 

 

 

Enfin au niveau du confort, les chaises de la table que nous avions choisies (sur la photo, il s'agit de la table ronde à droite) étaient trop droites et donc un peu inconfortable tandis que le feu de bois plus les radiateurs qui avaient fonctionnés et étaient encore tièdes donnaient chaud à tout le monde, même en retirant son pull.

Au niveau du repas, première petite déception avec l'entrée: ma femme choisi la salade de crevettes El Cok'Mwar. Elle cherche toujours à savoir ce qu'est la touche El Cok'Mwar puisqu'il s'agissait de crevettes grises (en quantité), de mayonnaise (en pot) et d'un peu de salade frisée.
Pour moi, la déception fut plus grande encore puisque je choisi la marmite du pêcheur maison, qui était constituée d'une seule sorte de poisson (je m'attendais à un mix de 3 ou 4) recouvert d'un coulis de tomate surmonté d'un scampi solitaire. De plus, le tout n'était pas assez épicé (notamment pas assez salé, un comble pour du poisson) et manquait donc de saveur. Pas à recommander donc, surtout en fonction du prix, 18 euros, qui est déjà assez cher pour une entrée dans un restaurant de ce type.

Ensuite, on passe au plat et la, étonnement. Alors que l'entrée était du poisson et que nous avons choisi de la viande, on ne nous change pas les couverts !
D'autant plus étonnant qu'à notre arrivée, la table était déjà garnie avec 2 fourchettes, 2 couteaux (un classique et un Laguiole pour la viande) et que lorsque nous avons fait notre choix, elle a repris l'un des couverts, nous laissant les couverts à viande.

Article 41 - médaillon de boeuf

 

 

 

 

 

 

 

Pour le plat donc, ma femme choisit le médaillon de boeuf au poivre et kiwi. Viande de qualité (extra tendre), en suffisance (même copieux).

Article 41 - escalope de veau

 

 

 

 

 

 

 

Moi je choisis l'escalope de veau El Cock'Mwar, une escalope panée recouvrant l'essentiel de l'assiette recouverte d'une sauce tomatée aux poivrons. La aussi rien à redire.

Par contre, au niveau des accompagnements, nouvelle déception. Les 2 plats sont garnis des mêmes crudités (la, comme dans les grands restaurants) à savoir 2 tranches de tomate, de la frisée avec une vinaigrette et une macédoine de légumes ...surgelés. Un peu léger vu le prix de la carte et un manque d'originalité vu les grands plats qu'ils proposent.
Quant aux frites, il s'agit de frites surgelées, même si elles sont excellentes et très bien cuites. Malheureusement, elles sont déjà (trop) salées dans le plat.
Notre fille, enfin, mange un steack grillé avec des frites et du ketchup.

Un mélange de fine cuisine donc et de petit restaurant... avec un prix plus proche d'un grand restaurant.

Au moment de recevoir l'addition, agréable surprise puisqu'on nous offre un amaretto crème fraiche (comme apparamment à toutes les tables). Par contre en consultant la note, on constate que le ketchup de la petite nous a été facturé (1 euro). C'est la première fois que je vois cela.

En conclusion:
cadre et ambiance: 8/10 (agréable la déco de la salle et bon accompagnement musical).
service: 6/10 (et oui à cause de "l'engueulade" -1pt et des couverts -1pt).
Qualité: 7/10 (dommage la simplicité des plats en entrées et les légumes et frites surgelés en plat)
Rapport qualité/prix): 6/10 (carte un peu chère par rapport aux manquements signalés au niveau qualité... ceux ci auraient été acceptable dans une gamme de prix plus basse)


Pour en savoir plus, nhésitez pas à consulter le site, très bien fait du restaurant (www.elcokmwar.be). Outre la carte et des photos de la salle, Vous y découvrirez une page parlant des différents évènements se passant à Ecaussinnes et une autre sur les différents endroits remarquables du village.

 

11/09/2008

La grande Chine impériale

L'un des buts de ce blog est aussi de me rappeler de certains évènements, lieux, activités que j'ai vécus, découverts, pratiquées et d'éventuellement les faire découvrir.
Voici donc le premier article d'une nouvelle  rubrique qui devrait en compter beaucoup d'autres, celle sur les restaurants que je fréquente.
Si je dis que cette rubrique doit compter beaucoup d'articles, c'est tout simplement parce que ma femme et moi aimons découvrir. On préfère donc changer souvent plutot que de toujours retourner dans le même restaurant.

Mais assez de bavardage et place à l'article sur le premier restaurant que je fréquente (excepté le Quick que je ne classerais pas dans cette catégorie) depuis que j'ai créé ce blog.

La grande Chine impérialeCe midi, je suis allé dîner au restaurant avec mes collègues.

Le mois passé, on avait "testé" (façon de parler puisque tout le monde connaissait) le Pizza Hut et son pizza-buffet à volonté et on s'était dit que le mois prochain se serait bien de remettre cela mais avec un autre type de cuisine.
On s'était mis d'accord sur la chinoise et j'avais signalé que pas loin du bureau, près de l'entrée d'autoroute que j'emprunte parfois, j'avais vu qu'il y avait un restaurant chinois qui faisait buffet wok à volonté, boisson comprise, le tout pour 12 euros.

c'est ainsi que nous nous sommes retrouvé à "La grande Chine impériale" située à Gosselies.

Je dois dire que je suis entièrement satisfait de mon repas de par la variété et la qualité des mets proposés.

Pour commencer et comme souvent dans ce genre de formule, il y avait le choix entre 2 potages,l'un piquant (au poulet) et l'autre pas (crème de  nids d'hirondelle).
Pour suivre, buffet de 8 entrées (beignets de poulet, petits ailes de poulet caramélisées, pousses de soja aux scampis, nouilles, mini loempias, nems à la viande hachée, demi-lune et dim sum) le tout proposé avec 2 sortes de sauce, l'une piquante et l'autre aigre-douce.
En plat principal, il y avait le buffet wok que je n'ai pas testé, avec de la viande crue (poulet, boeuf et peut-être d'autres choses que je n'ai pas vues) et différents légumes. Le principe, on remplit un bol avec les différents ingrédients que l'on veut manger, on passe ensuite côté table de cuisson ou une cuistot vous demande avec quelle sauce vous voulez les accompagner et cuit le tout au wok. Quelques minutes plus tard, elle vous sert le tout dans une assiette. Vous avez la possibilité d'y ajouter du riz blanc et bon appétit.
Pour info, il y a 7 sauces disponibles parmi lesquels une piquante, une sauce huitre, une aigre douce, une barbecue et une saté légèrement piquante.
Enfin, pour terminer, en dessert, choix entre glace et macédoine de fruits (sans litchi, ce qui est plus rare dans ce genre de restaurant).

Le dessert est d'ailleurs le seul bémol du repas puisque s'il n'y a rien à redire sur les fruits - difficile de rater un dessert de fruits en boîte - la glace (6 ou 7 parfums quand-même) laissait un peu à désirer vu les réactions de certains collègues (l'un n'aimait pas la vanille, l'autre trouvait que les différents sortes avaient un goût chimique).
Mais il faut bien admettre que c'est habituel que le dessert soit le point faible de ce genre de formule et ce n'est pas bien grave puisque ce n'est pas pour cela que l'on vient.

En résumé, une adresse à retenir pour cette formule particulièrement économique le midi (il faut compter 22 euros le soir et le week-end, mais peut-être y a-t-il un choix de plat encore plus étoffé) même si je dois signaler que les 3 collègues féminines qui ont testé la formule buffet wok ont été déçues estimant que les plats manquaient de saveur et que les légumes avaient tous le même gout.

Je prévois quand même y retourner pour le faire découvrir à ma femme qui adore la cuisine chinoise et me faire ma propre opinion sur le buffet wok.

Pour en savoir plus: www.lachineimperiale.be