11/11/2010

Comment je vais me retrouver en Egypte plutot qu'à Biarritz

Cela fait 2 ans que ma femme et moi envisageons de découvrir Biarritz et d'une manière plus générale le Sud-Ouest ou nous ne sommes jamais allé.

Nous avons l'habitude de partir en vacances 2x par an et déjà, l'an passé, nous envisagions de découvrir le pays basque fin septembre, début octobre. A l'approche de cette période, ma femme, qui est à la recherche d'un emploi depuis maintenant un an et demi, a finalement préféré renoncer à ce projet car elle savait que c'est plus ou moins à cette période qu'elle devait être appelée par l'Onem pour un contrôle. Ne voulant pas prendre le risque d'être mal vue (genre, veuillez reporter mon contrôle car je pars en vacances à l'étranger), elle m'avait demandé de retarder ce projet de vacances qui était finalement tombé à l'eau car même si nous sommes déjà parti en novembre/décembre en vacance (quelques jours au Futuroscope et sur l'île de Ré et une autre fois en Alsace pour visiter les marchés de Noel), je n'avais pas envie de découvrir le Sud-Ouest totalement hors saison. En mai ou en septembre, alors qu'il fait encore beau oui, en novembre ou en décembre, non.

Ce printemps, une fois rentré de nos vacances AndEspave, c'est tout naturellement que nous avons choisi la région de Biarritz comme lieu de vacances d'automne. Le projet était bien avancé avec une semaine prévue sur la cote basque et un retour, au départ de quelques jours à l'hôtel en Normandie, autre région française que nous avons envie de découvrir, transformé bien vite en une semaine de location vu les prix intéressants à cette époque de l'année. Les 2 logements étaient d'ailleurs trouvés, l'un à Hendaye et l'autre dans une petite cité balnéaire proche de Deauville.

Mais c'était sans compter avec le Forem, qui a inscrit ma femme à un stage de recherche active d'emploi de début septembre à fin octobre.
Dans un premier temps, j'étais d'avis de reporter nos vacances pour partir aux environs de la Toussaint. Ma femme, elle, proposait plutôt de nous choisir un last minute pour une destination ensoleillée, à l'instar de ce qu'elle avait fait il y a 10 ans, lorsqu'elle était partie à Bodrum, en Turquie, à la fin septembre. Moi qui ne suit pas un grand fan de l'avion, j'avais d'abord refusé. Avant de me rallier à sa cause en pensant au fait que si le temps était contre nous, cela risquait de ne pas être folichon d'être sur la côte atlantique française sous la pluie et le vent. Particulièrement en Normandie.

Voila pourqoui nous nous sommes retrouvé, il y a quelques semaines, à fréquenter les agences de voyage et à plancher pour une destination de rêve.

Et c'est la que l'Egypte, qui n'était pas dans mes idées de voyage actuelles, ni même futures, s'est imposée. Je n'avais pas envie de vacances culturelles et encore moins pour découvrir une civilisation antique. Je n'étais donc pas plus attiré que cela par les pyramides ou la vallée des rois. Je ne voyais pas non plus l'intérêt d'aller dans ce pays pour des vacances balnéaires car pour moi l'Egypte est synonyme de pyramides. Pour moi, on ne va pas en Egypte sans voir les pyramides tout comme on ne va pas à Paris sans avoir vu la tour Eiffel ou au Kénya sans faire un safari.

J'étais plutôt partant pour une île de la Méditerranée (Malte, Chypre, la Crête) ou, en dernier ressort Bodrum dont ma femme m'a beaucoup parlé en bien.

Mais cette dernière destination a vite été rayée des choix possibles car les voyagistes ne la proposent pas en hiver car il y fait trop frais. Pareil pour les îles méditerranéennes que nous avions en vue car si la température pouvait y être raisonnable (18 à 20°), nous n'avions pas la garantie de beau temps. Et comme, ma femme recherchait une destination autrement plus chaude tout en étant pas trop lointaine (j'avais bien vu une super promo pour des vacances à Cancun au Mexique, 800 euros et des poussières au lieu de près de 1400, mais nous y avons vite renoncés en apprenant que la durée du vol vers Mexico, la capitale, avoisinait les dix heures auxquelles il fallait encore en ajouter 2 pour rallier Cancun), notre choix a dû se porter sur des destinations que nous n'avions pas envisagées.

Le Maroc et la Tunisie, ou la température risquait de se limiter à 20°, ont vite été écartés d'autant que ces destinations ne nous parlaient pas plus que cela.

Ne restait donc que 2 destinations suffisamment chaudes sans être trop éloignées. Les Canaries et l'Egypte. 

Pour des raisons différentes, Maud parce qu'elle n'en gardait pas un bon souvenir, moi, parce que c'est une destination trop "banale" à mes yeux, nous avons éliminés les Canaries ce qui fait qu'il ne restait plus qu'un choix possible, l'Egypte.

Au départ, je n'étais pas plus emballé que cela par cette destination parce que, comme je l'ai déjà dit, si on va en Egypte, c'est pour voir les pyramides (et éventuellement pour faire une croisière sur le Nil) alors que nous avions envie de vacances balnéaires, un peu comme celles d'il y a 6 ans à Aruba. Pour des vacances en bord de mer, je vois plutôt les Caraibes, les Seychelles, que nous avons aussi déjà faites, ou encore le Mexique déjà évoqué plus haut. Mais ces destinations sont trop éloignées alors que l'Egypte, avec ses 5 heures de vol, se situe à une distance raisonnable tout en profitant d'un décalage horaire pas pénalisant (1h en hiver).

Et finalement, en feuilletant les catalogues, en me documentant un peu et en y regardant de plus près, j'ai fini par me rendre compte que la mer Rouge devait valoir le coup d'oeil avec notamment, comme à Aruba, de magnifiques poissons à découvrir en s'éloignant légèrement de la plage avec juste un masque et un tuba.

C'est ainsi que c'est avec grand plaisir que nous allons passer une dizaine de jours à Hurghada en Egypte, des vacances au soleil en plein mois de novembre en lieu et place d'un dytique côte basque - côte normande qui est désormais programmé pour le printemps 2011 !

... à moins qu'un nouveau contre-temps ne l'empêche une nouvelle fois.