31/07/2010

La Cité du Dragon - Liège

A peine 4 jours après avoir dégusté un excellent couscous, j'étais à nouveau invité au restaurant. Cette fois par mon beau-père, avec ma femme et ma fille, pour fêter l'anniversaire de ma belle-mère.

En grands amateurs de cuisine asiatique qu'ils sont, il avait d'abord choisi le Shangaï, l'un des plus réputés de la ville. Mais étant donné que le mardi est leur jour de fermeture, il s'est finalement tourné, après moultes hésitations, vers la Cité du Dragon, un autre grand classique de la ville, qu'ils évitaient pourtant, depuis un temps certain, suite à leur dernière visite qui les avaient déçus. Mais comme celle-ci remontait à une dizaine d'année et qu'il ne se rappelait plus la raison de leur déception, mon beau-père s'est dit qu'après tout ce temps, les choses avaient changé.

A l'arrivée, nous avons été agréablement surpris par le décor constitué de plusieurs grands aquariums remplis de koï et surtout d'une grande chute d'eau, en extérieur, haute de plusieurs mètres.

Alors que nous choisissions le menu dégustation, à 45 euros, mon beau-père, jamais avare, choisissait pour elle et lui, histoire de marquer le coup, le menu champagne "Extrême-Orient" à 62 euros composé d'une salade de boeuf épicé à la coriandre fraîche, trop épicée, car franchement piquante, à leurs gouts, d'une escalope de saumon en papillote, sauce légère de soja, de crevettes géantes parfumées aux échalotes, poivre et sel et enfin d'un haché de cailles sur son lit de vermicelles croquantes. Le champagne ne se retrouvant que dans le dessert, une soupe aux fruits frais et son sorbet au marc de Champagne, mais étant servi en guise de boisson tout au long du repas. Enfin, à concurrence d'une bouteille pour les 2 menus. Faut pas rêver.

Notre menu dégustation nous a permis de découvrir, en entrée, sur une assiette individuelle, un siu mai (ne me demandez pas ce que c'est, je ne m'en rappelle plus), un toasts aux langoustines et aux oeufs de caille, un wan-ton frits à la sauce aigre-douce et une demi-caille aux parfums de Canton. Le plat principal, constitué de canard laqué à la Pékinoise, de scampi à la sauce tao-si, de gambas aux échalotes, poivre & sel et de sole « Dragon d'or », était lui servi dans autant de plats "collectifs".

Tout était excellent, digne de la cuisine gastronomique dont se revendique ce restaurant. Malheureusement le service était beaucoup trop lent, non pas à cause des serveurs mais de la cuisine comme vint s'en excuser le patron.

La soirée fut encore ralentie par un évènement aussi inattendu qu'étonnant dans un restaurant de ce standing: une bagarre entre clients qui ne se connaissaient pas. Les serveurs ont du intervenir virilement pour neutraliser un jeune homme passablement excité qui se battait avec ... une dame. Bonjour la classe.
L'un d'entre eux eu même sa chemise blanche arrachée ce qui l'amena à faire le ménage au sens propre (plusieurs tables ayant été bousculées, des assiettes, verres et autres couverts avaient valsé à terre), avec ses collègues, en torse nu.
Etant donné qu'il s'agissait d'un jeune homme d'une vingtaine d'année bien bâti, cela avait un petit air de spectable de Chippendales offert à ma belle-mère.

Cet intermède animé, mais dont on se serait bien passé, eut pour effet de ralentir encore plus le service ce qui fait que ce n'est que vers 22h30' (alors que nous étions la depuis 19h) que la petite surprise organisée par le beau-père, un excellent gâteau servi avec des fruits frais arriva. Enfin, il n'y en eut pas vraiment puisque le serveur, oubliant le gâteau était venu prendre les commandes pour le dessert. Mon beau-père avait alors dû vendre la mêche en lui expliquant, devant sa femme, qu'il avait commandé un gâteau à la place.

Mes beau-parents, qui sont donc restés une bonne dizaine d'années sans fréquenter cet établissement, ont certainement resigné pour un bail au moins aussi important. Non pas à cause de la bagarre mais un peu à cause de la lenteur du service et surtout du rapport qualité-prix très peu avantageux.
Certes la cuisine de ce restaurant est excellente, beaucoup plus fine et raffinée, tout en utilisant des produits plus nobles, comme des cailles ou des gambas par exemple, que les restaurants proposant des buffets wok ou teppan-yaki à volonté que nous avons l'habitude de fréquenter.
Mais sachant que ces restaurants offrent, pour un prix avoisinant les 20 euros, un buffet à volonté avec wok, et même teppanyaki pour certains, d'une qualité plus que correcte - je dirais que la cuisine de la Cité du Dragon est 10% meilleure - , le rapport qualité-prix est largement à leur avantage.

Pour être tout à fait honnête, j'ajouterais que la Cité du Dragon, outre les menus plus onéreux que nous avons choisis, proposent également plusieurs menus à des prix plus raisonnable (de 17 à 25 euros environ) mais aussi avec des mets moins originaux. Ils proposent également, comme leurs concurrents une formule buffet, mais accessible, contrairement à eux, uniquement les vendredi, samedi et dimanche. Il est donc possible de manger pour moins cher dans ce restaurant, tout comme il est possible de manger pour plus cher dans les autres restaurants qui offrent également la possibilité de manger à la carte ou avec des menus.

Néanmoins, la formule buffet étant particulièrement intéressante parce qu'elle permet de manger un peu de tout, mon choix est vite fait: je préfère une cuisine un peu moins raffinée et payer moitié moins cher plutôt que payer plus un repas légèrement meilleur. Tout comme mes beaux-parents, je ne compte donc pas retourner de si tôt à la Cité du Dragon, et ce, même si on m'offrait, comme cette fois, le repas.

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